Jean-Claude Irma

 

Jean-Claude Irma

La peinture abstraite est un jeu. Certainement un jeu d’enfant qui se prolonge dans la vie adulte et révèle la vraie nature de l’autre « je ».
Le résultat est souvent surprenant mais il faut l’accepter. Au départ, une idée. Souvent assez vague. Puis, le geste, la couleur, l’organisation des volumes s’emparent de la réflexion. Alors ne plus penser. Laisser aller. La parenthèse temporelle devient enchantée. Peu importe l’issue, la toile achevée n’est pas essentielle.
Peindre et sans cesse, changer les règles du jeu. En inventer de nouvelles. Ne pas avoir de style. Ne céder qu’à ses propres contraintes. Peindre pour ne rien dire ou pour tout dire, peindre sans complication, peindre ses émotions, celles du moment, celles que l’on ne connaît pas. Peinture figurative, peinture abstraite ? Quelle différence, le monde qui nous entoure est-il tellement réel ? La peinture ne serait-elle pas aussi un moyen de s’en protéger ?
Graphiste de formation mais éternel autodidacte j’aime avancer par séries, explorer au plus loin mes envies. Laisser le hasard me choisir un thème à fouiller.
Pas de procédé complexe. De l’acrylique, parfois de l’encre ou des pigments, quelques pinceaux et spatules, une surface, pas trop petite. Et puis le cerveau perd sa disponibilité, l’adulte redevient un enfant totalement absorbé par son jeu…
Peindre se conjugue au présent.

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